Le 11 juillet 2001 : Le Programme PIP débute officiellement. Son objectif est de venir en aide aux opérateurs de la filière horticole ACP, contraints de s’ajuster aux nouvelles normes européennes sur les pesticides. Des limites maximales harmonisées de résidus (LMRs) s’imposent à la production agricole ACP et risquent d’entraîner l’impossibilité d’exporter vers l’UE.
Le Conseil des Ministres ACP/UE est à l’origine de l’initiative du PIP. Lors de sa réunion à Cotonou du 23 juin 2000, il souligne l’importance de mettre en place un tel Programme.
Le PIP fait l’objet d’une convention de financement entre la Commission européenne et le Secrétariat ACP, puis d’un contrat de subvention entre la Commission européenne et le COLEACP, réseau interprofessionnel d’exportateurs d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique ainsi que d’importateurs européens, qui travaillent ensemble à la promotion d’un commerce horticole durable entre les pays ACP et l’Union européenne (U.E.).
Conçu pour une durée de 5 ans, le PIP est financé sur les ressources du Fonds Européen de Développement (FED) pour un montant fixé à 29,122 millions d’euros.
Juin 2005 : évaluation à mi-parcours, globalement très satisfaisante. C’est l’occasion de revoir le cadre logique et de recommander une extension accompagnée d’une rallonge budgétaire afin de donner au PIP le temps et les moyens de finaliser les actions entreprises.
La date d’achèvement de la phase 1 du PIP est alors reportée au 30 juin 2008 et le montant de la subvention du FED porté à 33,805 millions d’euros. Le Programme étend son champ d’intervention à la sécurité des aliments dans la filière fruits et légumes.
Avril 2008 : évaluation finale de la phase 1 du Programme. Le PIP est implanté dans 28 états ACP et couvre 80% du secteur d’exportation horticole ACP. Sur la période de 7 ans d’activité du PIP, les parts de marché ACP se sont maintenues dans l’Union européenne. Le PIP peut donc se réjouir d’avoir globalement atteint ses objectifs.
Le PIP est cité comme un exemple de bonnes pratiques de coopération par l’OMC et l’OCDE.
Juillet 2008 : le Programme entre dans une phase de transition d’une année. Une rallonge budgétaire de 5 millions d’euros lui est accordée.
Les nouvelles exigences du marché européen créent des nouveaux besoins chez les bénéficiaires ACP.
Commerce éthique et écologique, sont autant de nouveaux défis à relever par les producteurs et les exportateurs ACP.
Le PIP poursuit son action, en particulier auprès des plus petits producteurs ACP, et le COLEACP pose les fondements d’une seconde phase pour le programme.