Un Commissaire européen visite le PIP au Kenya - Bruxelles, le 2 avril 2009
Le Commissaire européen pour la santé des consommateurs, la sécurité des aliments, la santé et le bien être des animaux - Madame Androulla Vassiliou - rencontre les bénéficiaires Kenyans du PIP - programme financé par l’UE - et du projet HORTICAP. C’est pour Madame Vassiliou une occasion unique de voir sur place comment le défi des exigences réglementaires européennes en matière de sécurité sanitaire s’est transformé en réelle opportunité pour l’agriculture africaine.
Mardi 7 avril, le Commissaire rencontre des bénéficiaires Kényans du PIP, programme de coopération financé par l’Union Européenne. Ce sera l’occasion pour Madame Vassiliu de constater que le secteur des exportations horticoles Kényanes a relevé le défi de la réglementation européenne en matière de sécurité sanitaire. Cela sera également l’occasion de voir comment la législation définie et mise en œuvre initialement pour protéger la santé des consommateurs européens, a eu des effets positifs sur l’agriculture locale. La législation de l’U.E. a connu ces dernières années des changements majeurs qui auraient pu engendrer des barrières au commerce pour les producteurs africains exportant vers le marché européen. Dans les années 90, le COLEACP, association d’exportateurs horticoles ACP et d’importateurs de l’UE, a soulevé le problème et alerté dans ce sens les autorités européennes. Les exportations horticoles jouant un rôle clé dans les économies nationales de bon nombre de ces pays en développement, maintenir l’accès au marché constituait une réelle priorité. Ainsi le Groupe des Etats ACP et l’Union européenne lançaient en 2001 le programme PIP, qui depuis est géré par le COLEACP.
L’objectif global du PIP est de renforcer la compétitivité des opérateurs ACP exportateurs de produits horticoles et, en particulier les producteurs de petite et de moyenne taille. L’objectif spécifique du programme est de s’assurer que ces exportations ACP répondent d’une part aux exigences réglementaires officielles du marché européen dans les domaines de la sécurité sanitaire et de la traçabilité, et d’autre part aux standards commerciaux tels que Globalgap. Le PIP a collaboré dans ce sens avec plusieurs Directions Générales de la Commission européenne dont la DG SANCO, la DG DEV et la DG Trade.
Après huit années d’activité, le PIP a été récemment évalué et ses résultats ont été jugés très positifs. La philosophie du programme a été d’accompagner les exportateurs à mettre en place des systèmes de gestion du risque durables, intégrant la sécurité des aliments, la traçabilité, la lutte intégrée et la formation interne. Œuvrant dans 28 pays ACP, le soutien du PIP a permis aux entreprises bénéficiaires de se moderniser, de se mettre aux normes et les pays ACP ont ainsi pu maintenir leurs parts de marché en Europe. Plus encore, le développement des exportations a eu des effets positifs sur les économies locales dans de nombreux cas. Par exemple, le PIP a produit des itinéraires techniques dont l’objet est de permettre aux cultures d’exportation d’adopter des principes de bonnes pratiques agricoles ; hors ceci a aussi eu un impact sur l’amélioration de la gestion de la qualité et de la sécurité des aliments pour les cultures destinés au marché local.
Le PIP est très heureux d’accueillir au Kenya la visite du Commissaire européen, pays où les producteurs et les exportateurs horticoles ont été très actifs dans la recherche et l’utilisation du soutien du PIP. A ce jour, le PIP a travaillé avec 42 exportateurs Kenyans, (eux-mêmes s’approvisionnent auprès d’environ 25 000 petits producteurs) et avec une trentaine de prestataires de services. Egalement au Kenya et à un niveau stratégique, le PIP a collaboré étroitement avec l’association des exportateurs de produits frais du Kenya (FPEAK) et la Task Force Nationale du secteur horticole.
C’est avec la Délégation de la Commission européenne au Kenya, FPEAK, le service Kényan d’inspection et de protection des végétaux (KEPHIS) et la Task Force Nationale du secteur horticole que le PIP accompagnera le Commissaire dans une visite d’infrastructures et de stations de conditionnement situées proche de l’aéroport de Nairobi. Le Commissaire rencontrera aussi des représentants officiels de Kephis et des inspecteurs en action. Kephis étant l’autorité nationale compétente chargée de superviser le système national de sécurité sanitaire et bénéficiant d’un soutien de l’Union Européenne de KES 350 millions (3.2 millions Euros) dans le cadre du projet HORTICAP. Une des principales composantes du projet est la construction et l’équipement d’un laboratoire ultramoderne, ce qui constitue une voie importante vers l’amélioration de l’inspection Kényane des productions horticoles destinés aux marchés locaux et européens.
Cette visite de haut niveau est très encourageante pour le PIP, HORTICAP, et l’ensemble du secteur horticole Kenyan. Une seconde phase du programme PIP sera lancée avant la fin de l’année 2009 : ceci montre l’importance que l’Union Européenne donne aux exportations ACP. Ce soutien continu est essentiel et complète les efforts du secteur à se conformer aux exigences du marché d’exportation.
